Le souffle est le moteur de la vie. C’est par sa présence que l’on reconnait qu’un être est vivant. Pourquoi avons-nous tant de mal à respirer naturellement, de manière libérée ? La qualité de la respiration est une manifestation concrète des émotions présentes, et les blocages chroniques sont une manifestation des traumatismes.

Etre inspiré par la vie….

Les émotions

La respiration est en relation directe avec l’état émotionnel du corps : lorsque nous sommes calmes et détendus ; la respiration est ample et profonde, lorsque nous sommes sous une émotion forte, la respiration sera rapide  et intense. Lorsque nous avons peur, nous retenons notre souffle, et lorsque nous sommes tendus, la respiration devient superficielle. L’inverse est vrai ; une respiration profonde va détendre le corps. La respiration naturelle, c’est-à-dire la façon dont un animal ou un enfant respire, fait participer le corps entier : toutes les parties sont affectées par les ondes respiratoires qui se propagent vers le haut à l’inspiration et vers le bas à l’expiration.

Les traumatismes

« Je respire mal…je me sens bloquée… »  Mais pourquoi respire-t-on de la sorte ? Cela vient du fait que la respiration est directement reliée aux sensations.
Respirer profondément signifie ressentir profondément. En ne respirant pas profondément, l’énergie ne s’écoule plus et nous perdons graduellement toute sensation dans certaine zone du corps. Un de ces sentiments que nous cherchons à supprimer est la souffrance. Les pleurs qui naissent dans l’abdomen ou la poitrine sont très profonds, et touchent au désespoir. Des coleres non exprimées peuvent provoquer des tensions chroniques dans les épaules ou la machoire…. Dès l’enfance, nous apprenons vite à mettre fin à ces sentiments en nous contractant. Dans cette respiration superficielle, les mouvements restent alors limités soit au thorax soit au diaphragme et cela participera à des rigidités et des tensions.

La respiration liberée

Tout traumatisme est donc un choc pour l’organisme qui, en réaction, cesse de respirer et se referme comme un coquillage.  Au cours d’exercice de bioénergies, massages, ou de respiration ; l’idée n’est pas de respirer parfaitement mais d’identifier et traverser nos restrictions. Pleurer, crier, sont un processus de relâchement et de libération. Un soupir  ou une grande inspiration, un bâillement ; (fréquent lors de massage) montre que nous reconnaissons et nous autorisons certaines émotions.
Le travail sur le corps pourra progressivement libérer les tensions chroniques. Une fois la respiration libérée, nous goutons des sentiments de liberté, d’espace, de joies et de connexion aux autres et aux monde