Jasmine Memmi
Apprendre la méditation à Montpellier
Cours de méditation dispenés par Jasmine Memmi
La méditation, pour quoi ?
L'intention de la méditation
L’intention de la méditation est de modifier son rapport au quotidien. Elle est un apprentissage conscient à « être présent » à soi. Cette pratique nous permet de développer l’accueil, le calme et la clarté.
Les enseignements de la "pleine conscience"
Prendre rendez-vousIl existe de multiples types de méditation : Vipassana, transcendantale, zen, etc., rassemblant elles-mêmes plusieurs techniques. « Vipassana » signifie en sanskrit « vision claire ». Elle est pratiquée en général couplée avec la méditation « Samatha » qui signifie « concentration ». Sur ce site, lorsque je parlerai de méditation, je sous-entendrai plus spécifiquement la méditation « Vipassana » et « Samatha », car ce sont celles que j’ai pratiquées tout au long de retraites silencieuses. Ces pratiques consistent toutes deux en une attention introspective.
La « Méditation pleine conscience » est l’adaptation occidentale et laïque de ces deux traditions (concept créé en Amérique par John Kabat-Zinn). Elle est entrée depuis peu dans les hôpitaux sous forme d’un programme protocolaire nommé MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) et MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy). En effet, les études qui valident les bénéfices de la méditation sont de plus en plus nombreuses.
De manière générale, la Pleine Conscience n’est pas seulement une pratique sur le coussin, elle peut être développée n’importe quand, n’importe où, même si une pratique formelle permet de l’initier, de la comprendre, de l’explorer et de la développer plus profondément.

Méditation pleine conscience : du calme à la clarté
Comprendre le concept
Une question ?Il ne s’agit ni de « penser à quelque chose » ni de « faire le vide » ; nous prêtons attention et sommes vigilants à notre propre présence et à notre relation à l’environnement.
Ainsi, la méditation débute par un entraînement au calme mental : la concentration généralement sur la respiration, spécifiquement sur l’expiration, permet de se détendre et de ralentir son esprit. Puis l’attention s’élargit à tout ce qui apparaît :
- Notre corps : Qu’est-ce que j’observe comme sensations ? Émotions ? Etc.
- Notre esprit : Quelles pensées, images apparaissent ?
- Notre environnement : Qu’est-ce qui est entendu, vu ?
Cela permet de scanner intérieurement son corps avec une grande précision.
Aucune pensée, image ou sensation n’est une intrusion. Progressivement, tandis que les pensées s’adoucissent, les tensions se délient. Des mécanismes répétitifs de pensées se désagrègent naturellement, des voiles se lèvent, des contradictions et des mensonges que nous nous faisons à nous-mêmes se révèlent… C’est ce que l’on appelle en bouddhisme « l’auto-libération ». L’attention se précise, s’affine, et nous accédons à de plus en plus de clarté psychique. Cet entraînement permet donc à la fois centrage et ouverture panoramique.

Attention introspective
Accueillir ses émotions
Se renseignerLa vraie difficulté concerne l’accueil ou l’évitement des sensations et émotions désagréables. En effet, pourquoi ne pas se distraire en attendant que la crise passe ? Ces stratégies d’évitement sont aidantes à court terme car ce sont les moyens disponibles dans l’immédiat ; elles permettent de traverser certaines situations, ainsi que de trouver certaines ressources, mais ne sont pas aidantes à long terme.
L’acceptation des pensées négatives à laquelle on s’entraîne dans la méditation n’est pas une forme de passivité mais simplement une intention d’être présent et de faire face. Cette attention introspective permet dans un premier temps de prendre simplement conscience de son intériorité mais surtout dans un deuxième temps de pouvoir la contenir. En méditant, on apprend à respirer, à s’accueillir grâce à la détente du corps, et à être témoin de son expérience. On apprend ainsi à contenir sa charge. Nous nous entraînons réellement à développer de la confiance en nous et à construire de la sécurité intérieure.
Parfois, lorsque les blessures sont trop submergeantes pour rester face à elles, ou que les stratégies d’évitement sont trop dominantes pour faire face et méditer seul, l’accompagnement du thérapeute peut être utile. Le somatothérapeute pourra en particulier, par sa propre bienveillance, l’accompagnement et le « toucher », permettre de faire face à ce vécu corporel et de le traverser.
Prendre soin de ses états d’âme permet une meilleure connaissance de soi, de ses besoins, de ses sensibilités. En comprenant les mécanismes qui nous habitent et qui nous animent, on apprend à s’accepter tels que nous sommes réellement avec nos qualités et nos défauts. C’est un premier pas vers l’atteinte du bonheur et une plus grande sagesse.



